Bon tenez vous bien ami(e)s de lettres : je me suis découvert une véritable passion pour la littérature du moyen-âge!
Je vous l'accorde, c'est très répétitif, et ça manque de temps en temps de...logique, mais en attendant j'ai toujours été fascinée par ces histoires, et cette écriture si proche des contes fait que je ne peux pas détester cette littérature. Et je vous rappelle que je n'ai pas d'ancien français pour m'en dégouter à vie. Quoique, je suis presque sûre que j'aimerais bien...
Cet intérêt a commencé grâce à Tristan et Iseult, dont la lecture était très fluide, le changement d'écrivain n'est pas si dérangeant en soi, et s'est concrétisé cette année avec la lecture des lais de Marie de France. L'influence de Mr Walter a dû y jouer, je pourrais écouter ce prof pendant des heures et des heures, mais j'ai trouvé qu'étudier ces "petits contes" était une vraie partie de plaisir, et j'ai le pressentiment qu'il en sera de même avec notre lecture de ce semestre, Mélusine ou les nobles aventures de Lusignan (dont le titre du blog s'inspire). Parce que oui, j'adore lire des contes, les mythes, d'où qu'ils viennent, et je suis incapable d'expliquer cet intérêt démesuré pour eux. La figure du conteur même me fascine, j'ai une grande admiration pour ces personnes à l'élocution si particulière et envoûtante, et écouter raconter des histoires est une expérience délicieuse. Je déplore cependant que cette matière ait un si faible coefficient, par rapport à d'autres qui sont beaucoup moins primordiales à valider pour nos semestres. L'idée de continuer en master et me spécialiser dans la littérature du moyen-âge m'a même effleuré l'esprit, mais ne germera hélas point.
Alors mes découvertes de ce mois-ci...j'ai fait l'achat monstre d'avoir en ma possession tous les XxX Holic (Clamp), alors que je ne suis pas une collectionneuse. Je n'ai jamais ressenti le besoin de posséder ce que je lis, et de remplir ma bibliothèque (regarde ma bibliothèque pleine à craquer)...Hum! Nevermind.
Pour être plus sérieuse, je ne suis pas une grande acheteuse de bd, dans la mesure où je les trouve relativement chères : oui, il y a le travail du dessin, de la colo, du papier, la couverture et patati et patata, mais en attendant, c'est cher, même si c'est le résultat de beaucoup de travail, tout le monde ne peut pas s'en payer, donc autant les lire gratuitement, je ne demande qu'à apprendre et découvrir.
Bon j'en reviens aux XxX Holic : c'est mon coup de cœur, je considère ce manga comme un bijou dans ma bibliothèque! Les histoires sont sympathiques (parce qu'il y a une trame qui dérive vers d'autres histoires sans compter que cette même trame est liée à celle de Tsubasa Chronicles. Bon je n'ai pas lu ce dernier, mais ça reste compréhensible malgré tout) , et tout ce qui touche au symbolique, et au domaine de l'imaginaire qui fait bien transparaître l'univers de l'auteur j'aime. Généralement. Les Clamp ont un univers que j'apprécie assez dans son ensemble.
Les dessins sont soignés et épurés, mais je trouve dommage que les corps des personnages soient taillés comme des cure-dents, mais je suppose que c'était volontaire dans le but de créer un idéal de "beauté".
Pour continuer avec Clamp, je finis par Kobato, un manga mignon-mignon et touchant où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et les méchants sont vraiment méchants sans ressembler vraiment à des méchants. C'est l'histoire d'une fille qui vit dans le monde des humains et qui doit faire pleins de trucs gentils pour réaliser son voeu. Elle s'installe dans une crèche pour réaliser le vœu de la gérante. Voilà. Par moments, ça lasse cet espèce de côté gentillet mais globalement, ça reste assez agréable à lire. En réalité, j'ai plus l'impression que ce côté gentillet est une couche superficielle pour pouvoir toucher le coeur du lectorat.
Je vais à présent parler d'un manga qui est très (voire très très très) connu, vu qu'il s'agit de Vagabond, de Takehiko Inoue : ce sont les aventures du plus célèbre samurai de tous les temps, Miyamoto Musashi, et ce manga s'inspire d'un livre sur sa vie, La pierre et le sabre, d'Eiji Yoshikawa. Par ailleurs, Musashi a écrit un livre qui se nomme le traité des cinq roues, que j'ai trouvé pénible à lire.
En ce qui concerne Vagabond, les dessins sont excellents, surtout le premier tome (j'ai trouvé) et ça me fait vaguement penser à Chonchu (Kim Byungjin et Kim Sungjae), ma lecture de collège/début lycée, mettant en scène un héros solitaire et taciturne, avec une tête qui tu n'aimerais pas croiser dans une ruelle sombre, mais la comparaison s'arrête là. Chonchu n'est pas ce qu'on appelle un très bon manwhah : il n'y a que les dessins qui tenaient la route, et encore pas toujours. L'histoire est complètement abracadabrante, on n'a l'impression que l'auteur ne cherche que des prétextes pour qu'il y ait des combats et des bains de sang. La logique extrémiste des personnages frôle le ridicule. Bien que le but de tout ceci soit la dénonciation de l'absurdité de la guerre, des dictatures, et de l'injustice envers des peuples oppressés, je trouve ça contradictoire de voir à quel point l'histoire même est complètement focalisée autour d'un noyau de personnages principaux (Chonchu en particulier), ce qui provoque une impression de décor de fond quand on voit le dit peuple. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, qui manquent de profondeur, d'humanité...Ou qu'ils crèvent avant qu'on puisse le faire.
En réalité je n'ai pas lu énormément de manwhah, et je n'ai guère apprécié le peu que j'ai lu. Les histoires ne tiennent pas la route, tout simplement. Pour exemple Yureka : je m'attendais à un truc super bien, l'histoire ressemble à la série Noob, à trois détails près, et le potentiel du manwhah a été gâché par des dessins qui ne méritent pas qu'on paie presque 7e pour les voir, et l'histoire est pauvre. Peut-être qu'il y a eu un gros revirement aux tomes suivants, mais je n'ai plus la curiosité de le découvrir. Donc je ne connaitrai ni la suite de Yureka, ni celle de Chonchu.
Comme je n'ai pas lu La pierre et le sabre, je ne peux pas savoir si Vagabond est fidèle ou non au livre, mais même sans l'avoir lu, l'histoire est intéressante, et la narration est bien maîtrisée, tout comme les dialogues qui sont cohérents. Ce n'est donc pas une histoire à coucher dehors.
Je continue avec un manwhah, Savior de...Benjamin! Je l'ai acheté je sais plus trop quand mais c'était à la fin de l'année dernière : c'est une grosse déception. Déjà, je trouve que l'interview de Jena Lee et l'interview de Benjamin sur Jena Lee n'ont rien à foutre dans ce bouquin, et c'est limite de l'arnaque que d'avoir payé pour ça et ça montre bien le caractère commercial du bouquin. Oui, c'est cool quand il y a des bonus, mais non : les interviews de ce type, c'est dans les magasines à 2e30 qu'on les lit. Et j'ai l'impression d'une régression depuis Orange. De plus...J'exècre les chansons de Jena Lee, c'est l'insipidité incarnée tant dans la mélodie que dans les paroles : c'est le même refrain de chansons d'amour foireuses qu'on entend depuis des lustres, à croire que notre génération est peuplée de pauvres petites choses souffrantes à cause de méchants garçons qui se la jouent durs : toutes les femmes deviennent des martyrs en puissance. Bordel, elle ferait mieux de se mettre à la peinture à l'huile !
"Ah Dieu me tripote si tous les chanteurs du monde voulaient bien se donner le pinceau".
Pour Savior, les scénarios sont décevants, et la qualité des dessins ne comble plus assez pour rendre le tout potable.
Pour en revenir à une note plus joyeuse, je tenais à offrir une mention spéciale à Bakuman, que j'ai bien, voire très bien, apprécié : réalisé par les auteurs de Death Note, ce manga retrace l'aventure de deux lycéens qui veulent devenir mangakas : on découvre alors le monde de l'édition, la concurrence rude entre les dessinateurs et le mode de fonctionnement des mangakas : on se divertit et on apprend, donc c'est sympa. Le scénario est toujours aussi bien construit, mais moins complexe que Death Note,mais c'est toujours aussi bien travaillé. Cependant, c'est un peu lassant de constater que la place occupée par les femmes dans leurs mangas reste toujours aussi mineure et limite insignifiante, à croire que ce sont définitivement de gros misogynes! Donc c'est un peu lourd.
Je n'ai presque rien lu en bd, mais je tenais à citer Kwaïdan, que j'ai assez bien apprécié : c'est une série en trois tomes, et j'ai lu les deux premiers. Alors de quoi ça parle : c'est une princesse, ou quelque chose dans le genre, qui est défigurée par sa vieille sœur jalouse et complètement timbrée : cette princesse devient une sorte d'esprit qui arrive à se réincarner partiellement dans un nourrisson d'une femme enceinte. Bon c'était pas clair de toute façon. La fille grandit, devient une prostituée, puis rencontre un moine-artiste aveugle chauve qui serait l'élève de l'esprit de l'amant de la sorte de princesse, et vont baiser comme des bêtes, puis partir à l'aventure vers le repaire de la soeur sorcière maboule. Voilà.
Nan mais dit comme ça, ça casse pas des briques, mais j'ai particulièrement apprécié l'aspect conte/folklore de l'histoire. Bon ok, l'histoire ne casse pas des briques non plus...Mais les dessins sont vraiment sympas! Ce n'était pas désagréable à lire, mais ce n'était pas excellent à lire non plus : l'auteur se nomme Jung et aurait fait un bd particulièrement bonne qui retracerait sa vie en tant que déraciné de son pays d'origine. Cette idée me semble très intéressante, donc je tomberai dessus dés que j'en aurai l'occasion!
Niveau livres, on me force à lire le Quart-Livre de Rabelais, absolument indigeste même si l'histoire a l'air drôle... C'est un mélange entre du français et de l'ancien français, c'est impossible x_x
Mais mon super prof de littérature moderne m'a donné plein de livres cool pour compenser : d'abord il y a l'esclave vieil homme et le molosse, de Patrick Chamoiseau, et Marché d'esclaves de Joseph Kessel : le premier est court donc je le finirai vite, mais c'est plus complexe pour Kessel : à la base Kessel est un journaliste, et son journal était en faillite : pour récupérer des lecteurs, il donne carte blanche à Kessel pour avoir un sujet qui fasse sensation, et faire pleurer dans les chaumières : il va prouver que l'esclavage existait toujours en Afrique, dans les années 30 et réussit : il était censé être aboli depuis près d'un demi-siècle, mais bon, c'était officiellement! Son premier article (une sorte de journal de bord) fait sensation, mais comme il s'adresse à un public de droite, conservateur, pas forcément cultivé et certainement raciste (aucune référence à aujourd'hui évidemment! Ou pas :D) il est obligé de changer ses mots, d'adapter son discours à ce public pour au fur et à mesure essayer de faire évoluer leurs consciences et visions de choses , comme détruire des préjugés entre autres. Il réécrit ses articles de manière plus romancée avant d'en faire un roman, qui s'appelle Fortune carrée, où les mœurs de son temps ont changé et il peut se permettre plus de liberté dans son expression. Ce travail est fascinant je trouve. Très égocentrique mais fascinant.
Muldumarec (ou le cavalier noir en langue celte) provient du lai de Yonec : c'est mon préféré parmi les Lais.
J'essaierai de faire une nouvelle liste de musique, vu que je suis un peu en rade. A pluch!


J'ai tout lu !
RépondreSupprimerHum, l'idée, c'est que tu nous donne envie de lire plus de livres qu'on n'aura jamais le temps de lire, hein?
Je connaissais pas ton goût pour la littérature du Moyen-Age (même si je savais celui pour Walter), c'est drôle ^^
Bravo :3
RépondreSupprimerMaieuh! Nan pas du tout, tout est une question de timing :D
Bah j'avais eu quelques appréhensions vis à vis du fait qu'il fallait avoir des connaissances en ancien français, et le premier semestre ne m'avait pas emballé des masses vu qu'on balayait tout une période. J'ai commencé à vraiment m'intéresser au cours avec Yvain!
Drôle oui, c'est vrai que je ne m'attendais pas à un tel intérêt, qui est aussi important en histoire de l'art médiéval. Cela reste un mystère. x)
Bouh !
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