dimanche 1 décembre 2013

Tagada tsoin tsoin!


(J'arrive pô à trouver des titres, je vais engager quelqu'un pour le faire sous peu.)

Ami(e)s du jour, bonjour!

Me voici, me voilà, à écrire de mes petits doigts gelés malgré le chauffage et à cravacher pour rendre mes travaux à temps. Y en a même certains que je n'ai point commencé. Genre une majorité.
Après mes premiers pas aux BA, parlons de ce qu'on y fait.

...

Voilà, on a fait l'tour, bon dimanche!

/!\  Attention : le passage que vous allez lire baigne dans l'acerbité et la négativité qui me caractérisent, et mon but n'étant pas d'être exhaustive et encore moins objective, si vous vous êtes crus chez les bisounours, passez à TRALALILALERE /!\

Plus sérieusement, l'emploi du temps est structuré en deux temps, une approche théorique afin de donner des bases culturelles, avec notamment de l'histoire de l'art, de la philo, des visites de musées (+ expositions), sorties pédagogiques, de la culture vidéo...Et une approche un peu plus pratique, gérée différemment selon l'enseignant,et le thème sur lequel il a choisi de nous faire travailler, des cours de son, de photo et de dessin de nu. Le tout saupoudré de cours de culture anglophone (le cours d'anglais mais de l'histoire de l'art en anglais quoi).
Tout cela semble tellement cool sur papier, j'étais super enthousiaste en lisant le dit emploi du temps. Puis j'ai déchanté assez rapidement.

Entendons-nous bien, quand on dit cours de philo et d'histoire de l'art, ce n'est clairement pas des cours universitaires. Du coup, c'est un peu des cours agrémenté du "pour les nuls", où on essaie de te rendre le cours fun mais très prémâché.






Du coup, j'entends déjà les pénibles me dire que "Ouaiiiiis mais il y a de tous les niveaux, donc c'est pour ça que c'est simple" ce à quoi je répond que j'y connaissais pas grand chose en histoire de l'art en entrant à la fac, certains n'en avaient jamais fait de leur vie non plus. Tu crois qu'on arrive pour faire une formation avec la science infuse? Tu peux très bien faire un cours intelligent et complet pour un newbie quelque soit la discipline, et ce n'est pas parce que tu préfères "pratiquer" plutôt qu'apprendre, qu'avoir quelque chose dans le ciboulot devient optionnel.
J'ai l'impression d'être prise pour une débile au cours de philo. Deux à trois heures à trouver de nouvelles tournures de phrases pour dire exactement la MÊME putain de chose qu'il a dit tout au début.
Je m'ennuie quelque peu en cours d'histoire de l'art. Même si j'aime bien la prof, le fait de brosser les siècles aussi rapidement me gêne quand même un peu. Beaucoup en fait. Pour moi, ça reste trop...simple à appréhender, il y a tellement rien de transcendant à comprendre que tu ne peux même plus prendre le temps de cerner les enjeux et les difficultés que les peintres avaient de créer et c'est ce que j'adorais faire en cours. Imaginer le Barroche tout seul dans sa tour, tout le temps malade et à peindre très lentement. Imaginer Simon Vouet arpenter l'Italie afin d'apprendre les différentes pratiques selon les villes...Toutes ces choses qu'il y avait dans mes cours, qui me poussaient à les interroger, à les imaginer, à les critiquer...Tout cela a disparu. Tu n'as plus à te poser de questions, tout est tellement simple. Y a eu ça, ça, ça et ça "et c'était pas très rock'n'roll!" Puis on passe à un autre siècle, bam!
Qu'on s'entende bien, je ne dis pas qu'un bon cours est nécessairement complexe, voire alambiqué. Je pense qu'il doit te donner envie d'en savoir plus, qu'il t'ouvre des pistes et que c'est à toi de les approfondir en faisant ton p'tit bonhomme de chemin. On a besoin d'avoir un minimum de contexte historique pour appréhender l'artistique. M'enfin passons.

Les cours de vidéo te font regarder des films tout le long avec à la fin la voix timide du professeur "Alors vous en avez pensé quoi?"
T'as un cours, un cours=un thème. Il pourrait nous faire visionner des dizaines d'exemples pour nous faire découvrir plus de trucs mais préfère nous assommer en nous passant des longs métrages dans leur intégralité. "Puis on en discute ce qui nous fait réfléchir à pleins de choses en commun"
Ouais, on fait le cours à ta place en fait.
Il n'a fait aucun travail de recherche au préalable, ponctue ses phrases de "ça m'a fait penser à ça"ou "j'ai bien aimé ci" et tu te demandes ce qu'on fout là, puisqu'on pourrait très bien mater ce qu'il nous met de Youtube and co, bien au chaud depuis chez soi, plutôt que dans un amphi trop petit pour tes jambes, dans le noir et le froid.
"Ouaiiiiis mais si c'est chez toi, c'est pas sûr que tu regarderas de toi-même" dirait le pénible : s'il faut te forcer pour que tu découvres des trucs "par toi-même", c'est triste et t'es un tocard.


TRALALILALERE

Les cours pratiques sont beaucoup plus intéressants en revanche, t'as le thème puis tu l'abordes, l'élabores et le finalises de la manière que tu l'entends, du coup tout est permis. C'est super.
Mais avant cela, tout démarre d'une idée que tu dois soumettre au prof qui te dira ou non ce qu'il en pense. Étape chiante au possible puisque 35 autres personnes veulent aussi faire ça, du coup t'attends.

T'attends.

...ZZzzzz...T'attends.

L'équivalent de trois heures pour que tout le monde passe.
 
Bref. Du coup, ça donne l'impulsion de vouloir faire des trucs, voir les choses en grand puisque t'as l'espace nécessaire de mettre en application tes idées.

Et des fois tu tombes sur des gros cons, et t'as de quoi faire un bêtisier avec tout ce qu'il va baver pour se faire remarquer. Parce qu'attention, les profs sont aussi des aaaartistes donc lui n'est pas n'importe qui et toi, t'es le bouseux de première année qui devrait retourner jouer à la pâte à modeler s'il n'est pas content.

Puis tu te rends compte que ta méthode de travail n'est d'aucune utilité puisque tu ne sais même pas comment t'adapter à une telle situation.



C'est un peu chiant parce que je suis venue pour apprendre des trucs, faire de nouvelles choses et/ou m'améliorer dans ce que je sais déjà plus ou moins faire. Mais je suis actuellement ma meilleure amie pour ça, parce que les enseignants ne me sont d'aucune utilité pratique.

"Ouaiiiiis mais t'es pas en arts appliqués et on te donne juste un contexte pour faire des trucs!" : donc tu fais une formation pour le plaisir de faire une formation et te contempler dans ta magnifique béatitude? T'es sacrément bien parti dans la vie, ma foi.

Ma question est la suivante, le contexte, créer un élément déclencheur pour faire des trucs peut-il être considéré comme une vraie méthode d'enseignement? Comme une fin en soi?
Si c'était le cas, ça voudrait dire que je me suffis à moi-même, que j'ai déjà de l'expérience et une pratique déjà bien affinée et que je suis juste là pour...faire des trucs pour le plaisir de faire des trucs, puis faire croire à tout le monde pourquoi ce truc est génial, est plus ou moins de l'art.
Et je me demande pourquoi diable je devrais faire ça en fait. Je crée dans le but de me faire plaisir et de m'améliorer.
Ce que je faisais et fais actuellement n'est pas suffisant. Cela ne le sera probablement jamais, donc je viens pour m'améliorer et non pour subir de la masturbation intellectuelle.



Ainsi cela me gêne un peu, voire carrément qu'une formation ne soit pas formatrice dans le développement des projets. Que si ça ne va pas, tu vas devoir le refaire et pis c'est tout mais qu'on ne te donne pas d'outils pour optimiser au mieux ton travail.

Concernant la politique de l'école, je touche un sujet sensible parce que j'ai l'impression de baigner dans un monde ailleurs où tu penses, vis et respires école autant élève que prof, où les mots "débouchés professionnels" sont des gros mots, parce que tu vas devenir un aaaartiste après cinq ans d'études (forcément. On y croit pour eux). Rien n'est grave, tout est cool, le concept de raté n'existe pas, les profs te disent de les tutoyer parce qu'il n'y a pas de barrières, pas de hiérarchie. Tu baignes dans un pot-au-feu anesthésiant, te faisant oublier la réalité qui est de devoir trouver un travail et que ce que tu fais ne te fera peut-être pas en avoir un. On ne te considère pas comme un étudiant, mais comme une "personnalité" (authentique).
Et tu te rends compte que t'as limite atterri dans une secte, produisant des gens croyant dur comme fer qu'ils sont spéciaux, qu'ils vont devenir des artistes, qu'ils vont devenir célèbres (c'était rigolo d'entendre ça plusieurs fois), alors qu'ils n'ont que des connaissances lacunaires sur la réalité économique du milieu artistiques et des artistes eux-mêmes.

Comme dirait Tyler Durden, "Vous n’êtes pas exceptionnels. Vous n’êtes pas des petits flocons de neige uniques et merveilleux. Vous êtes faits de la même substance organique qui pourrit comme tout le reste. Nous sommes la merde de ce monde, prête à servir à tout."

Ainsi tout est tellement édulcoré qu'ils ont attendu Novembre pour mentionner la façon dont on valide ses crédits, rajoutant que c'est de la "paperasse administrative" et que "c'était chiant mais nécessaire d'en parler".
Expliquez-moi en quoi c'est chiant de savoir par quel moyen on va réussir son année? Wtf!
Ce système est basé sur la réussite de l'élève et on te fait comprendre que ce sera très chiant pour eux si tu ne valides pas une matière (parce que tu dois TOUT valider -_-) parce que les rattrapages au cours du semestre suivant sont compliqués à orchestrer (parce que le temps des artistes est précieux pardi) et là, que se passe-t-il si, malgré moult efforts, tu ne réussis point tes rattrapages?
On te jette. Oui oui, comme une merde. Soit ça passe, soit ça casse, autrement dit, soit tu passes, soit tu te casses.
Et c'est alors, ô toi petit flocon de neige unique et merveilleux que tu l'as dans l'os. Mais on s'en fout si tu passes, tu resteras alors un petit flocon de neige unique et merveilleux et le rêve continue.

En somme, je me sens assez mal à l'aise autant par les profs que les élèves (mais y en a que j'aime bien hein. Genre ceux qui lisent cet article hein.) ce qui me rend d'autant plus lucide sur mes objectifs et les différents concours que je prépare. Me dire que les Beaux-arts n'ont jamais représentés une fin en soi mais une plateforme pour mieux préparer d'autres trucs me rassure.

Je vais tout de même finir avec une note positive. Voir ce que font les autres étudiants est réjouissant et motivant, surtout le clan photo, vu que j'y connais rien en photo. Du coup, dès que je vois des travaux photos, je trouve ça trop génial et cool. Et je les déteste avec leurs appareils photos à la con qui font la taille de mon bras. Vous avez entendu? Je vous déteste!!!

Merde, note positive...Note positive...Note AH JE SAIS! Le chocolat chaud de leur cafet est vraiment pas mal.



Chuis en train d'attaquer la septième saison de Dr Who et je hais toutes les personnes qui m'ont prévenu que j'allais pleurer à cette saison. Oui, j'ai pleuré mais c'pas une raison.
Puis, je préfère David Tennant. HA!

J'ai hâte de manger des marrons ou châtaignes grillées!

J'aime bien quand il fait froid. C'est l'occasion de s'emmitoufler devant une série ou un bon bouquin avec un chocolat chaud ou un thé. Dormir... Mon mode larve est activé.

Je me suis remise à peindre avec de l'encre de chine. Y a un chat qui s'est penché à ma fenêtre et qui m'a demandé ce que je pouvais bien foutre.
J'ai découvert le pinceau à réservoir, et c'est rigolo. J'ai fait la tite histoire ci-dessus avec. Pratique aussi, je l'ai faite depuis mon lit.

Chuis allée voir Thor 2 au cinéma et j'ai bien aimé. Il m'a fait oublier le temps qu'il a duré à quel point c'est mauvais de mettre son cerveau en off. Du coup, j'étais vraiment dedans et il était tellement divertissant que j'ai dit banco. Et j'ai fermé les yeux sur l'évidente faiblesse scénaristique du film.
Et y avait Christopher Eccleson dedans, j'ai trouvé ça dommage qu'on n'entende pas plus parler de son personnage, qu'il ne soit pas plus développé.
J'ai surkiffé le casque du père d'Odin dont je n'ai pas retenu le nom parce qu'il y a définitivement TROP de consonnes dans leur putain de jargon.

Sur ce à plus tard pour de nouvelles aventures!











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